L'église
Autrefois, Frouville appartenait au diocèse de Beauvais. Le clocher de style roman date de la première moitié du XIIème siècle. La Nef, elle, de la première moitié du XIIIème siècle. Les différentes chapelles datent de la fin du XIIIème et du XIVème. La charpente de la nef est datée du XVème siècle.
L’église de Frouville et ses pierres tombales.
L’église est ainsi décrite par M. Lesort André dans le
bulletin de la Commission des Antiquités et des Arts en 1926.
"Ce beau clocher est surmonté d’une flèche de pierre
octogonale, accompagnés aux angles de quatre clochetons coniques,
également en pierre, le tout d’une facture un peu
lourde.
La nef de l’église est composée de quatre travées; les
supports qui limitent la première du côté de l’Orient et le
dernier côté de l’Occident sont de plan circulaire; la pile
intermédiaire est de plan carré, les collatéraux sont éclairés par
des fenêtres dont chacune correspond à une travée.
Dans la nef un oculus est ouvert au-dessus du sommet de chacune
des grandes arcades. La nef, est couverte d’une charpente en
forme de carène renversée, qui repose sur des sablières décorées de
gracieuse sculptures de feuillages parmi lesquelles courent des
animaux. A une date que nous n’avons pu préciser,
l’absidiole sud a été fermée, au niveau du choeur, par un mur
et affecté à un usage de sacristie.
La partie inférieure de ses murs fut alors revêtue de boiseries et
un parquet recouvrit le dallage. Mais en 1924, Monsieur Monthiers,
Maire de Frouville et sa famille, décidèrent en accord avec la
municipalité et avec l’autorité écclésiastique, de rétablir
cette partie de l’église dans son ancien état et de faire de
la sacristie, qui fut transférée dans un petit bâtiment neuf, une
chapelle en l’honneur de Saint-Philippe et de
Saint-Jacques.
A cet effet, les boiseries et les parquets furent enlevés et
découvrirent 3 dalles de pierre qu’il nous a paru utile de
décrire ici. Deux d’entre elles, placés côte à côte à
l’extrémité occidentale de la chapelle, servaient de dallage.
Frappées avec un boulin, elles rendaient un son creux qui faisait
présumer l’existence d’un caveau qu’elles
auraient recouvert. M. le Maire de Frouville les fit soulever en ma
présence avec toutes les précautions possibles, et nous trouvâmes
une terres extrêmement meubles, qui fut enlevée sur une profondeur
d’environ 80 cm.
Nous découvrîmes ainsi, dans la partie occidentale, les restes de
la base d’une voûte qui avait dû couvrir le caveau et
qui devrait être appareillée en forme de berceau assez aplati,
autant qu’on puisse juger d’après les très faibles
vestiges subsistants. Nous n’avons pas cru devoir poursuivre
la fouille, mais il importe de noter que la terre remuée était très
fine, peu tassée et qu’elle ne contenait aucune pierre, aucun
débris de la voûte du caveau."