Histoire de Frouville
Frouville est situé à l’extrémité nord-ouest du canton de l’Isle Adam, près de la commune de Menouville et Arronville appartenant au canton d'Auvers sur Oise. Le territoire de Frouville est arrosé par les rûs de Saint-Lubin et de Grainval qui se déversent dans le rû de Frouville lequel alimente le Sausseron.
Petit village étagé sur le penchant d’une colline, face à
l’ouest à une altitude de 50 mètres; c’est un des sites
les plus charmants que le voyageur puisse trouver dans la partie
nord-est du département du Val d’Oise.
Situé au bord du canton de l’Isle Adam, son territoire a pour
limites au nord, la commune de Bornel; à l’est la commune
d’Hédouville, au sud et au sud-est, les territoires de
Labbeville et de Nesles-la-Vallée, enfin à l’ouest les
communes d’Hérouville et Arronville.
Abrité à l’ouest et au nord-est par des côteaux d’une
altitude moyenne de 107 et 118 mètres; le ruisseau qui baigne le
pied du village, les bois de sapin et les nombreux bouquets
d’arbres qui couronnent les hauteurs, en font un des villages
les plus coquets en même temps qu’un des plus sains de cette
partie du département.
Doit-on attribuer à son admirable position la longévité des ses
habitants ? En effet, on vit très vieux à Frouville, témoin cette
petite statistique en 1897, sur 74 électeurs, il y avait un
nonagénaire, 7 octogénaires, 7 septuagénaires et 19 sexagénaires.
Et cette statistique ne compte pas les femmes.
La superficie actuelle du territoire de Frouville est de 760
hectares. Sa population est de 392 habitants (recensement de 2009).
Autrefois, la superficie territoriale était de 896 hectares, et
contenait en 1818, 500 habitants et, en 1845, 475. Cette diminution
provient de la distraction du hameau de Hodan, réuni à la commune
d’Hédouville en 1859.
Du reste la configuration actuelle du territoire de Frouville
diffère de la configuration primitive à cause d’échanges
faits entre Bornel et Frouville en 1858. Au point de vue
géologique, on trouve dans la vallée des terrains
d’alluvions, se composant de sables et de graviers avec
quelques lits argilo-sableux.
Sur les flancs des collines, le terrain est formé de calcaire
grossier propice à la construction des habitations et quelques
barres de rognons durs et compacts servant à l’empierrement
des routes. Enfin, sur le plateaux à l’ouest et à
l’est, on trouve quelques carrières de craie utilisées pour
l’amendement des terres.
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